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KOU ZRA (NOTRE PATRIMOINE)

PLIER S'IL LE FAUT MAIS NE JAMAIS ROMPRE.
June 23

FRANCE

Dimanche 23 juin 2008 19h33

Noirs contre juifs : le faux combat.

Les noirs sont en passe de battre un triste record en France : celui d’être la communauté qui pose le plus d’actes anti sémites dans ce pays.

Après le triste et sauvage assassinat du jeune juif Ilan Halimi commandité et mené par le franco ivoirien Fofana Youssouf il y a quelques années, c’est aujourd’hui le tour d’un autre juif de 17 ans de se faire agresser par un groupe de jeunes d’origine « africaine ».

Si les faits rapportés par les médias français sont exacts, cela nous amène à nous interroger sur la nature du contentieux qui existerait entre juifs et africains de France au point de susciter de telles actions. Il convient d’abord de rappeler le cadre territorial de ces évènements : la France. Car les africains vivant en Afrique ont globalement pour le peuple juif du respect voire même de l’admiration. Majoritairement croyants, les africains ne peuvent que respecter « le peuple élu ». Aux Usa, il fut un temps où de nombreuses incompréhensions ont existé entre juifs et noirs mais à moins d’être mal informé, les actes anti sémites émanant de noirs sont très peu évoqués.

Deux pistes peuvent être explorées pour rechercher une cause à tous ces agissements de France : d’une part la piste historique et d’autre part la piste religieuse.

Des individus font croire à la communauté noire que l’esclavage dont notre peuple a été victime pendant des siècles, est l’œuvre des juifs. Cette idée saugrenue et totalement incohérente qu’aucun historien sérieux n’a confirmé est pourtant véhiculée dans les banlieues et autres quartiers où se trouvent de fortes proportions de populations noires. Les jeunes  noirs habitant ces quartiers qui entendent souvent pour la première fois parler de juifs dans ces conditions, ne peuvent évidemment avoir que de la haine pour ceux qu’on dit être à l’origine de leurs malheurs. Dans cette funeste entreprise, des réseaux blancs ceux là, essentiellement d’extrême droite, contribuent  à cette haine entre juifs et noirs. Ils profitent ainsi de l’occasion pour régler leurs comptes avec les juifs (qu’ils haïssent par-dessus tout) par l’intermédiaire des noirs.

La piste religieuse est celle des noirs musulmans qui croient manifester ainsi leur foi en se montrant viscéralement anti juifs. Il s’agirait également de se montrer solidaires à l’égard des palestiniens qui comme chacun le sait sont en conflit avec Israël.

Dans les deux pistes ci-dessus évoquées, on peut noter à la fois de l’ignorance et de la manipulation, toutes choses qui conduisent des noirs à mener un faux combat qui de plus aura forcément un effet boomerang. Comme si le peuple noir n’avait pas déjà assez de problèmes, on se met au devant de faux combats qui ne feront qu’aggraver nos difficultés.

Voir sur le sujet, le lien suivant :

http://www.lejdd.fr/cmc/societe/200825/agression-antisemite-a-paris_127586.html

June 13

VISIONS

13 JUILLET 2007  20H30 (retrouvé et publié ce jour 13 juin 08).

Le naïf que je ne veux plus être.

 

J’ai pensé qu’à force de détermination, l’on pouvait bâtir quelque chose.

J’ai appliqué à la lettre la règle selon laquelle « c’est à force de forger qu’on devient forgeron ».

J’ai voulu bâtir ma forteresse « pierre après pierre ».

J’ai toujours pensé que porter secours à son prochain était un des meilleurs moyens de démontrer son humanisme.

J’ai toujours cru que quiconque sème le bien ne peut récolter que le bien (sinon le meilleur).

J’ai toujours pensé que certes l’on ne peut vivre d’amour et d’eau fraiche mais que le vrai amour ne saurait s’accommoder de petits calculs et de trahisons sans cesse répétées.

Oui j’ai toujours cru à tout cela. Mais j’ai toujours eu tort.

S’acharner à vouloir transformer de la gadoue en or ? Quelle folie !

June 11

REFLEXIONS PERSONNELLES

Mercredi 11 juin 2008  23h21

Le métier d’hypocrite

Alpha blondy disait dans une de ses chansons qu’ils sont capables d’égorger un humain sur un drap blanc sans y laisser une seule trace de sang. C’est pour cela qu’il a peur d’eux. Eux, ce sont les hypocrites. Ces hommes et ces femmes qui maitrisent l’art du faux semblant. Ils vous diront que tout va bien alors que tout va très mal. Is vous feront un large sourire alors qu’ils ont pour vous la plus féroce des haines. Avec eux, on ne sait jamais où on en est.

A bien y réfléchir, on peut dire qu’être hypocrite est un véritable art, un vrai métier qui nécessite une bonne formation, j’allais écrire, une bonne culture .Comment passer tout le temps à tromper ceux qu’on a en face si on n’est pas formé à cela ?  C’est à cette formation que se livrent tous les jours de nombreux hommes et femmes pour le plus grand malheur de l’humanité.

 

ETATS UNIS: PRESIDENTIELLE

Mercredi 11 juin 2008 16H15

BARACK OBAMA

Ça y est. C’est fait. Cette fois, BARACK OBAMA a définitivement gagné les primaires devant designer le candidat du parti démocrate américain à la prochaine présidentielle dans ce pays. En réalité, la victoire était depuis longtemps quasi acquise. Mais vu l’acharnement de Mme Hillary Clinton, son adversaire, on a craint que les choses puissent encore trainer.

C’est l’occasion de rendre hommage à l’épouse de Bill Clinton qui a été globalement à la hauteur malgré quelques dérives notamment celles relatives à des allusions aux origines de Barack Obama ou celles plus récentes concernant l’évocation de la probabilité de l’assassinat du sénateur de l’Illinois (ce qui aurait eu pour conséquence de la remettre en selle). C’est la preuve que la politique reste et demeure un monde de requins. La qualité et la prestance de ces acteurs ne peuvent changer grand- chose à cette « règle » établie depuis toujours. Mme Clinton croyait son heure arrivée , elle qui a su méthodiquement tracer sa voie : on comprend sa déception face à un Obama qu’elle n’avait surement pas prévu il y a quelques années.

Ironie du sort, on remarquera que c’est au moment où en Europe et singulièrement en France, beaucoup de  noirs en sont encore réduits à lutter pour avoir des papiers (en vue d’ exister juridiquement et socialement) qu’un noir aux USA est sur la route qui mène à la Maison blanche. Certes, comparaison n’est pas raison et les réalités d’un Etat ne sont pas forcément identiques à celles d’un autre. Par ailleurs, le succès de M OBAMA ne signifie nullement que les noirs n’ont plus de problèmes aux USA. Toutefois, rappelons nous qu’il ya une cinquantaine d’années, la situation était quasiment inversée. Au moment où des leaders noirs comme Houphouët Boigny et Senghor côtoyaient l’élite politique française, les noirs américains eux étaient encore des citoyens de seconde zone. Que s’est il  passé depuis lors ? Ceux qui se savaient en faute se sont amendés tandis que ceux qui croyaient être en avance ont dormi sur leurs lauriers.

 Pour les noirs d’Europe, diriger des Etats n’est sans doute pas la priorité actuellement. Occupés qu’ils sont à mener des luttes de premier niveau (papier, travail, etc.), la plupart d’eux n’ont pas le temps pour la politique. Et puis d’ailleurs, est-on prêt à les voir jouer des rôles de premier plan dans ce domaine ? « That is the question » diraient les américains.

April 20

Tensions entre la Chine et la France au sujet des jeux olympiques

Dimanche 20 avril 2008 13h32

La colère des chinois

Comme il fallait s’y attendre, le peuple chinois manifeste sa colère contre la France. Certes, il ne faut pas être dupe : dans un pays aussi fermé comme la Chine, de telles actions n’auraient pas été possibles sans la bénédiction tacite des autorités de Pékin. Mais, on ne peut s’empêcher de remarquer que cette situation a été cherchée par  la France. Cette France, qui dans l'hystérie des appels au boycott en guise de protestation contre les répressions chinoises au Tibet , s’est crue obligée de faire plus que les autres au point d’agacer les chinois.

 Ce que font les chinois au Tibet, n’est pas acceptable, notamment en ce qui concerne la question du respect des droits de l’homme. Cependant, si l’on veut réellement et sérieusement mettre fin à cela, il y a beaucoup plus efficace à faire que de « boycotter » des jeux olympiques furent ils organisés à Pékin. Ne l’oublions pas, les jeux olympiques ne sont pas une création chinoise : ce n’est donc pas à ce pays que l’on ferait du mal en cas de boycott. Et puis, entre nous, qu’y a-t-il de plus mal entre faire du commerce en Chine (en supposant que ce pays est irrespectueux des droits de l’homme) et participer à une compétition sportive organisée en Chine ?

La France est très présente en Chine au plan économique et elle cherche âprement d’ailleurs à « rattraper » son retard par rapport aux autres pays occidentaux comme l’Allemagne ou les Usa. Cela ne suscite aucune manifestation de réprobation de l’envergure de celle à laquelle l’on a assisté récemment dans les rues de Paris, à l’occasion du passage de la flamme olympique. Et pourtant, c’est économiquement que la Chine devient de plus en plus puissante grâce notamment à sa coopération avec les occidentaux. En devenant ainsi puissante, elle peut se permettre de s’affranchir des règles élémentaires de respect des droits humains sachant qu’aucune sanction efficace ne peut être prise contre elle. Si l’on est réellement soucieux du sort des tibétains, c’est dans le domaine économique  qu’il faut appliquer le boycott. On pourrait éventuellement y ajouter  des mesures de rétorsion au plan diplomatique et au plan de la coopération militaire. Le boycott de compétitions sportives pourrait intervenir ultérieurement s’il s’avère par extraordinaire que les mesures ci avant évoquées se révélaient inefficaces.

En tout état de cause,  le problème tibétain nous parait trop sérieux pour être réglé dans les rues de Paris. Le seul « gain » de ces manifestations excessives de Paris est d’avoir suscité des tensions inutiles et surtout nuisibles entre deux pays supposés amis. C’est sûrement ce qu’ont compris d’autres parisiens qui ont décidé eux de soutenir les jeux olympiques de Pékin en manifestant également dans les rues. La police française a dénombré 4000 manifestants ce samedi. La pensée unique ne passera pas  par la France [même si là aussi, il ne faut pas être dupe car beaucoup de ces manifestants étaient des personnes d'origine chinoise].

 

Voir sur ce sujet, les liens suivants (liste non exhaustive) :

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2008/04/20/nouvelles-manifestations-antifrancaises-en-chine_1036222_3216.html#ens_id=1020806

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2008/04/19/manifestations-anti-francaises-dans-plusieurs-villes-de-chine_1035959_3216.html#ens_id=1020806

http://www.lejdd.fr/cmc/international/200816/les-chinois-ont-trouve-la-cible_111838.html

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080420/tts-chine-tibet-droitshomme-flamme-franc-c1b2fc3.html

http://www.lejdd.fr/cmc/international/200816/chine-la-france-boycottee_111711.html

http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080419/tts-france-chine-jo-paris-manifestation-ca02f96.html

March 31

FRANCE: INCIDENTS AU STADE DE FRANCE

lundi 31 mars 2008 19h53

Les ch’tis aussi…

« Pédophiles, chômeurs, consanguins : bienvenue chez les ch’tis » voilà  ce qui était écrit sur une banderole exhibée par des supporters du PSG (Paris Saint Germain) qui affrontait  samedi dernier  l’équipe de Lens (ville du nord de la France) à Paris, au stade de France, dans le cadre de la finale de la coupe de la ligue française de football.

L’écrit sur la banderole est particulièrement offensant notamment pour les habitants du Nord de la France (appelés souvent les ch’tis) et ne manque pas de déconcerter. Certes, nous savons tous désormais que les stades de football ne sont pas les endroits les plus conviviaux des  villes et campagnes et ce en dépit du caractère populaire de ce sport. Trop de passions ont en effet  fini par effriter considérablement le côté distractif et ludique du football.

Mais jusque là, les dérives se « bornaient » à des injures à l’encontre des joueurs dits de couleur ou quelque fois  à des bagarres plus ou moins graves entre supporters. Or ce weekend, nous avons assisté au franchissement d’une étape nouvelle : celle d’une attaque de l’adversaire sur des éléments qui portent sur la cohésion de la nation française. Ne nous leurrons pas : on a beau les traiter d’imbéciles et de tout ce qu’on veut, ces insulteurs ne sont pas des extra terrestres. Ce sont des hommes et des femmes qui font partie intégrante de la société et que chacun peut croiser tous les jours. Ce qu’ils ont  eu le courage de clamer si fort, n’en est pas moins pensé tout bas par d’autres personnes.

Il y a donc matière à inquiétude. D’une part, parce que l’esprit dit sportif semble avoir définitivement foutu le camp dans les stades et d’autre part, parce que nous constatons qu’en dépit de la longue histoire de ce pays, certains français n’ont pas encore bien assimilé les principes de base d’une nation. Celle-ci supposant au minimum un sentiment de solidarité mais aussi de respect envers l’autre.

Si les ch’tis qui sont pourtant français et blancs suscitent de tels préjugés, est il possible d’espérer un jour la disparition des préjugés à l’encontre des minorités raciales?

 La marche sera longue et difficile.

 

Voir sur ce sujet les liens suivants (liste non exhaustive) :

http://www.liberation.fr/actualite/societe/318553.FR.php

http://www.liberation.fr/actualite/sports/318459.FR.php

http://www.rfi.fr/actufr/articles/099/article_64458.asp

March 25

COTE D'IVOIRE

mardi 25 mars 2008  17h33

Le sacrifice de la reine Pokou

C’est l’histoire d’une reine Akan (groupe ethnique d’Afrique de l’ouest), la reine Pokou.

Assiégés par l’ennemi, la reine et son peuple n’avaient pas d’autres choix que de fuir leurs terres sinon de se faire massacrer.

Au cours de leur fuite, ce peuple et sa reine se sont retrouvés face à un cours d’eau qu’il fallait impérativement traverser pour pouvoir échapper définitivement à l’ennemi. Mais les dieux de ce cours d’eau exigeaient au préalable de la part de la reine et de son peuple un sacrifice des plus inattendus et difficiles : ils exigeaient que leur soit offert un enfant.

Face à une telle demande, la reine en dépit de toutes ses prérogatives, décida non pas de désigner un enfant quelconque en sacrifice mais de donner  son propre enfant dont elle se séparait ainsi définitivement. En agissant de la sorte, elle et son peuple sont parvenus à traverser le cours d’eau et à échapper  à une destruction probable.

Moralité de cette histoire : quand un peuple est confronté à de graves difficultés, ce sont ses dirigeants qui doivent se montrer prêts à faire tous les efforts nécessaires pour sortir la collectivité de l’impasse. Et quand on se dit leader, il n’y a pas de sacrifice trop grand qu’on ne puisse faire pour ceux qu’on prétend guider. Les chrétiens citent souvent l’exemple de Jésus Christ pour montrer jusqu’où le sacrifice pour le salut du peuple peut conduire.

Malheureusement, aujourd’hui dans le monde et singulièrement en Afrique, des leaders de la trempe de la reine Pokou font cruellement défaut. C’est pendant que leur peuple souffre que les dirigeants africains prennent le plus grand plaisir à piller les ressources publiques à leur seul profit. Ainsi en Côte d’ivoire par exemple, le montant des fonds dits de souveraineté mis gracieusement à la disposition de l’exécutif et dont il ne rend aucun compte à la nation concernant son usage, a explosé ces dernières années. Au moment où le pays est supposé en guerre, divisé en deux, une partie du pays étant sous le contrôle des forces rebelles. C’est aussi pendant cette période dite de guerre qu’on entend parler de voitures de luxe , de châteaux  ou d’autres biens de prestige qu’acquièrent nos gouvernants. C’est pendant cette période que les scandales financiers les plus inimaginables se sont produits dans ce pays.

 Entre  temps, évidemment le peuple, le vrai peuple lui se meurt ne pouvant même pas faire face à ses besoins primaires comme la nourriture, le transport,…. Le pire, c’est qu’on va jusqu’à lui interdire de manifester  pour revendiquer ses droits car selon le président Gbagbo, le pays est en situation difficile ce  qui ne permettrait pas de tels agissements. Le président oublie sans doute que c’est  dans cette même situation tendue que lui et ses proches n’hésitent pas à afficher leur aisance matérielle.

 Ceux qui prétendaient hier sortir la côte d’ivoire des « injustices » sont devenus les plus injustes qu’on n’ait pu imaginer. En fait, le pays s’arrête à leurs portes : quand eux vont bien, c’est que le pays va bien. Par conséquent, pas besoin de manifester ou de crier son mal-être. Si demain, Gbagbo sent son pouvoir menacé, il appellera les « patriotes » à la rescousse en prétextant que la France veut faire tomber son régime « parce qu’il est un président bien qui pense aux intérêts de  son peuple ». On voit aujourd’hui dans quel état se trouve ce peuple qu’on prétend défendre.

Depuis 2000 (date de l’accession de Laurent Gbagbo au pouvoir), combien d’ivoiriens sont morts pour que le rêve promis d’une Côte d’ivoire « refondée » et plus juste, se réalise ? Un nombre incalculable sans doute. Non seulement, la promesse n’a pas été tenue mais pire, on sert maintenant au peuple de l’arrogance voire de la défiance.

Ce qui est triste, c’est qu’il y a encore des ivoiriens pour voir du bien dans ces discours.

March 23

COTE D'IVOIRE: SORTIE DE CRISE

Samedi 22 mars 2008 18h48

Désarmer

Dans le passionné débat que suscite la question du  désarmement des forces rebelles, préalable indispensable à toute normalisation définitive de la vie en Côte d’ivoire, deux thèses semblent s’affronter. L’une est l’émanation des proches du camp présidentiel. L’autre semble partagée par les rebelles et par tous ceux qui leur sont proches.

Selon la première thèse, désarmement = dépôt des armes. Ce désarmement doit impérativement se faire avant d’envisager toute tenue d’élections en Côte d’ivoire.

Les tenants de la seconde thèse dont le  chef de file n’est rien d’autre que le premier ministre, également chef de la rébellion, soutiennent que le désarmement est d’abord une affaire « psychologique » : c’est selon Soro, « les cœurs qu’il faut d’abord désarmer ». Citant l’exemple du Kenya, il fait remarquer que plus de 1500 morts ont été enregistrés en quelques semaines dans ce pays alors même qu’aucune rébellion armée n’y existe.

Qui a raison et quelle thèse faudrait il suivre ?

La vérité se trouve toujours dans la mesure et le bon sens.

La première thèse a l’avantage de la légalité car on ne peut pas dire que la guerre est finie si des individus continuent de détenir des armes et occuper en toute illégalité une partie du territoire national. Cette situation est d’autant plus révoltante que le premier ministre actuel est aussi le chef de la rébellion. En fait, Soro guillaume est à la fois le premier responsable de l’administration et le premier ennemi de celle-ci. Monsieur Soro ne peut pas être à l’aise dans ses habits de premier ministre et de chef rebelle à la fois car fondamentalement, ces deux statuts ne sont pas compatibles.  Quel est son état d’esprit quand chaque fin de mois, lui et ses ministres rebelles touchent leurs émoluments payés par l’Etat de Côte d’ivoire sachant que de par leur faute cet Etat perd beaucoup de ses capacités financières ?

 Cette thèse du dépôt immédiat des armes a cependant  l’inconvénient de donner l’impression de mettre un peu trop la pression sur les forces rebelles. Or, un désarmement hâtif peut être perçu du côté des soutiens à la rébellion comme en fait une capitulation, ce qui n’est pas imaginable dans leurs esprits d’autant plus que la guerre n’a  été gagnée ni par les rebelles ni par le camp présidentiel.

Les tenants de la seconde thèse ont raison quand ils parlent de « désarmer les cœurs ». Houphouët Boigny disait que « c’est dans l’esprit des hommes que naissent les guerres, c’est donc dans ce même esprit qu’il faut tuer l’idée de guerre ». Seulement, il faut remarquer que tout ce qui s’est fait jusque là dans le cadre du processus de sortie de crise résultant de l’accord de Ouagadougou, ne visait rien d’autre que le « désarmement des cœurs ». Les nombreuses cérémonies comme la flamme de la paix à Bouaké, avaient pour objectif premier d’apaiser les esprits. De notre point de vue, les avancées sur ce sujet sont réelles. Aujourd’hui, on note bien une vraie baisse de la tension en Côte d’ivoire : c’est d’ailleurs le seul point sur lequel tout le monde semble d’accord s’agissant des bienfaits de l’accord de Ouagadougou.

« Désarmer les cœurs » n’étant pas quelque chose de matériel, on ne pourra jamais savoir si tous les cœurs sont effectivement et définitivement « désarmés »,  les apparences pouvant être trompeuses. En tout état de cause, notons que ce sont les armes qui tuent et non pas les cœurs. Et on ne trouvera jamais une kalachnikov ou une lance roquettes dans un cœur, fut il le plus haineux.

S’il apparait donc important de renforcer les efforts dans le sens de l’apaisement des esprits, il est aussi nécessaire d’éloigner tout risque d’embrasement de la situation actuelle. Cela passe nécessairement par le dépôt des armes illégalement détenues. On ne peut pas clamer qu’on est pour la paix alors qu’on empêche, de par ses agissements, le fonctionnement normal de l’Etat.

Certes, le désarmement n'est pas l'étape la plus aisée  du processus de sortie de crise .Guillaume Soro comprend peut-être maintenant que quelque soient ses conditions, le désarmement ne sera jamais un "jeu d'enfants" comme il le prévoyait avant d'être premier ministre. Mais le mérite du premier ministre actuel sera de parvenir à un désarmement réel et non pas simulé. C’est le seul intérêt qu’ont les ivoiriens de voir Soro, chef rebelle, assumer les charges de premier ministre.

En définitive, les deux thèses peuvent et doivent être appliquées « concomitamment » pour employer une expression devenue célèbre dans le langage politique ivoirien. Il faut « désarmer les cœurs » tout en déposant les armes et cela avant d’aller aux élections. Simple question de bon sens.

 

VOIR SUR LE SUJET LES LIENS SUIVANTS :

http://news.abidjan.net/presse/patriote.htm

http://news.abidjan.net/article/?n=286745

http://news.abidjan.net/presse/fratmat.htm

voir aussi www.jeuneafrique.com pour l’interview du premier ministre ivoirien.

March 18

COTE D'IVOIRE

lundi 17 mars 2008 01h33

Le pays a changé

 Ma curiosité habituelle m’a entrainé sur le site des « patriotes » de Côte d’ivoire, mouvement de soutien au président Gbagbo dirigé par Charles Blé Goudé : www.cojep.org.  Je suis tombé, sur une photo apparemment banale mais en réalité assez révélatrice d’un pays qui a beaucoup changé. C’est une image tirée de la récente visite du premier ministre ivoirien, Guillaume Soro, à Gagnoa dans le centre ouest de la côte d’ivoire, sur invitation du leader des patriotes pour célébrer la paix.

On peut voir sur la photo, au premier rang, le premier ministre Soro avec à ses côtés Charles blé Goudé et bien en arrière d’autres personnalités dont le professeur Alassane salif n’diaye, ex ministre au temps d’Houphouët. A l’époque où salif n’diaye était ministre, Blé Goudé et Soro étaient encore étudiants. Aujourd’hui, ce sont eux qui sont assis en première ligne tandis que le professeur est loin derrière.

Ce type d’évolution est naturel car « tout change et tout évolue » comme le chantait Alpha Blondy. Mais en Côte d’ivoire, faute d’avoir préparé ce changement, il s’impose à nous d’une manière telle qu’il se révèle en fait inefficace. Soro est premier ministre : a-t-il été préparé pour ce poste ? Répondre par l’affirmative serait hasardeux. Blé Goudé est en première ligne : est il là où il devait être ? C’est à lui de le dire.

 Ce qui aurait été intéressant, c’est que les étudiants d’hier soient devenus des professeurs aujourd’hui. En d’autres termes, qu’il y ait eu une évolution dans leur cursus à la fois académique et professionnel. Ça aurait été alors plus logique de les voir occuper le devant de la scène.

 Mais ce n’est pas la faute à Blé ou à Soro si nous en sommes là. C’est essentiellement parce que nos devanciers n’ont pas préparé la relève. Ils se sont toujours comportés comme s’ils étaient éternels et qu’  « après eux, ça ne pouvait  être qu’eux ». Résultat : le changement qu’ils redoutaient tant, s’est fait de manière brutale. De plus, tout ceci s’opère dans un contexte de crise, ce qui fait qu’une grande majorité galère tandis qu’une minorité (qui n’a aucun mérite particulier sinon celui d’appartenir au « bon » camp) s’en tire à bon compte.

 

Pour voir la photo, aller sur le lien suivant :

 

http://www.cojep.org/album/suitegagnoa/16.jpg

 

 

March 15

FRANCE

samedi 15 mars 2008 16h57

David Martinon

Il est jeune (36 ans) et issu de l’école nationale d’administration.C'est un énarque comme on le dit dans le jargon. Porte parole de la présidence française, il était destiné à une carrière politique brillante.

C’est sans doute pour le préparer à cela que son mentor, le président Sarkozy l’avait « parachuté » à Neuilly, le fief présidentiel afin qu’il en soit le maire. Mais le destin d’un homme est quelque fois cruel. Au moment où l’on croit avoir devant soi un boulevard, c’est paradoxalement en ce moment là que les ennuis commencent.

David Martinon que l’on dit être le protégé de l’ex première dame, Cécilia Sarkozy, maudira toute sa vie, le jour où l’idée a pris forme de faire de lui le maire de Neuilly. Car depuis ce jour, ces malheurs n’ont pas cessé.  Contesté par une partie importante de l’électorat local qui lui reprochait de « ne pas être de Neuilly » (comme quoi, tous les étrangers ne viennent pas que d’Afrique), il finira pas renoncer à sa candidature.

Entre temps, celle que l’on présentait comme sa protectrice est partie de l’Elysée suite au divorce présidentiel, ce qui a manifestement accéléré la chute de l’enfant autrefois chéri.

Aujourd’hui, il est question d’un probable limogeage de David Martinon de son poste de porte parole de l’Elysée.

S’agit-il des compétences de cet homme qui sont en cause ? Ou bien s’agit-il  d’un règlement de comptes résultant du fait que Cécilia, la protectrice supposée n’est plus là ?

Il serait intéressant de le savoir pour comprendre comment les choses fonctionnent dans les hautes sphères du pouvoir au pays de la démocratie et des droits de l’homme.

 

Voir sur ce sujet, les liens suivants :

http://fr.news.yahoo.com/ap/20080315/tfr-elysee-martinon-56633fe.html

http://www.lejdd.fr/cmc/politique/200811/martinon-fait-ses-valises_103181.html

March 14

COTE D'IVOIRE: LE PRESIDENT LAURENT GBAGBO

vendredi 14 mars 2008 19h03

"On avance..."

En moins d’un mois, le président ivoirien Laurent Gbagbo a accordé deux interviews à la presse dans lesquelles il fait part de son optimisme absolu quant à la sortie de crise en côte d’ivoire.  « On avance… » A-t-il souvent répété.

Le président se dit quelque peu agacé par les commentaires négatifs de certaines personnes qui « ne savent pas comment on gère un Etat » et qui se permettent de critiquer son action.

Il affirme avoir fait en une année plus d’avancées avec Soro Guillaume le chef de la rébellion armée comme premier ministre qu’avec les deux prédécesseurs de celui-ci en quatre années.

Il ne trouve pas anormal que l’accord de Ouagadougou qu’il continue encore de célébrer et de magnifier, n’ait pas atteint son objectif, celui de régler définitivement la crise par l’organisation d’élection au plus tard à la  fin de l’année 2007. Les accords complémentaires qui commencent à se multiplier ne posent aucun problème au président qui en redemande d’ailleurs.

On peut ainsi noter chez les protagonistes au conflit que le facteur temps n’est manifestement pas la principale préoccupation. « On va régler le problème mais on va prendre notre temps pour le faire » semblent ils dire au peuple ivoirien. Soit.

Seulement voilà : tout le monde n’est pas logé à la même enseigne dans cette période de transition. C’est vrai que c’est beaucoup plus facile de patienter même pendant des années quand on est président, premier ministre ou ministre. Mais quand on est au chômage, sans revenus et qu’on fait partie des 70% d’ivoiriens qui ne mangent pas à leur faim, on ne peut qu’être pressé de voir la fin de cette situation cauchemardesque.

L’erreur de nos «ex- belligérants» vient de là. Outre leur lourde responsabilité dans cette guerre idiote [c’est la guerre qui est idiote et non pas le désarmement, précisons le] que notre pays a vécue, ils n’ont pas encore compris qu’il leur faut agir rapidement et efficacement pour sortir le pays définitivement  de cette situation.

 « Comparaison n’est pas raison » dit on. Se contenter de dire qu’avec Soro, on a fait mieux qu’avec ses prédécesseurs est un peu court comme argument.

L’objectif du remède de  Ouagadougou n’était pas de nous soulager temporairement mais de nous guérir. En est-on là ? Sinon, que va-t-on faire pour réellement avancer ? Voilà des questions qu’il faut avoir le courage d’affronter.

 Quand on entend le président d’un pays affirmer qu’il n’est pas pressé de réaliser l’unicité des caisses de l’Etat parce que ce dernier fait face malgré tout à ses obligations financières, on ne peut être que déçu. D’autant plus que d’un autre côté, les officiels n’arrêtent pas de solliciter l’aide financière de la communauté internationale.

Les protagonistes au conflit doivent comprendre que ce que les ivoiriens attendent d’eux, ce n’est pas simplement qu’ils se serrent la main et se fassent souvent des serments de fidélité. Ce qu’ils attendent, c’est la normalisation de la vie dans le pays comme avant septembre 2002 au moins sinon en mieux. Car l’enjeu est de taille, c’est l’avenir de millions de personnes qui se joue actuellement et c’est maintenant qu’on peut trouver une solution durable. En effet, plus le temps passe, plus les choses risquent de se compliquer.

Pour terminer, disons au président Gbagbo qu’on se passera bien d’un autre « bûcher de la paix ». Celui-ci n’ayant entrainé aucun désarmement de la rébellion comme chacun le sait maintenant.

 Le seul souvenir qui reste de cette cérémonie qui a couté beaucoup d’argent au contribuable ivoirien, ce sont les accidents de la circulation qui ont suivi la fin de la cérémonie dont celui ayant entrainé la mort brutale du jeune Serges Kuyo ex secrétaire général de la FESCI (fédération estudiantine et scolaire de côte d’ivoire). Le pauvre (paix à son âme), il croyait vraiment que son pays allait vers la paix. S’il voyait aujourd’hui ce qui se passait.

 

POUR PLUS D’INFOS SUR LE SUJET, voir les liens suivants:

http://news.abidjan.net/presse/fratmat.htm

http://news.abidjan.net/videos/video_wm.asp?n=8078&cat=pol

http://news.abidjan.net/videos/video_wm.asp?n=8077&cat=pol

http://news.abidjan.net/videos/video_wm.asp?n=8076&cat=pol

http://news.abidjan.net/videos/video_wm.asp?n=8075&cat=pol

March 13

PREFERENCES

jeudi 13 mars 2008 18h16

Cet étranger que j’aime

Il est analphabète, toujours habillé dans des vêtements usagers, il vit dans un quartier dit difficile et de surcroit est sans papiers. On raconte qu’il serait polygame et père de nombreux enfants tous de mères différentes et clandestins comme lui. Mais je l’aime mon étranger car face à lui j’ai le sentiment d’être Dieu tout puissant. Si un matin, j’apprends qu’il s’est fait interpeller au cours d’un contrôle policier et qu’il est en passe d’être expulsé, je remuerai ciel et terre pour ne pas que cela se produise. J’alerterai la presse, je lui trouverai des avocats. Je mettrai en avant "le danger qui menace sa vie" s’il est rapatrié. J’aurai finalement gain de cause et mon étranger ne sera pas expulsé. Mais une fois ce résultat atteint, je laisserai mon étranger dans sa situation précaire et toujours sans papiers avec la même épée de Damoclès de l’expulsion sur sa tête. Je lui indiquerai juste l’adresse des services sociaux pour ne pas qu’il meure de faim et surtout pour ne pas qu’il soit à ma charge. Quand je saurai que sa situation s’est réellement dégradée, je n’hésiterai pas à lui faire toutes les propositions y compris les plus indécentes. De toute façon, a-t-il vraiment le choix ?

En revanche, je déteste cet étranger qui se veut « réglo » et autonome. Déjà, je supporte mal qu’il puisse parler et écrire le français souvent même mieux que moi. Cet étranger m’intrigue et m’inquiète. Je le trouve trop suffisant et sûr de lui, lui cet étranger « homme de couleur » en plus. Depuis qu’il est là, j’ai l’impression que mon épouse n’a d’yeux que pour lui. De plus, je viens d’apprendre que cet étranger est diplômé. Je vais donc  tout mettre en œuvre pour lui pourrir la vie. Je vais déjà envoyer une lettre anonyme au fisc pour dire que cet étranger est un fraudeur. Même si cela n’est pas vrai, au moins ça va lui causer des soucis pendant un moment. Je vais le dénigrer auprès de qui je peux afin que son « étoile » cesse de briller. Je vais agir ainsi, jusqu’à ce qu’il comprenne que parce qu’il est étranger, il ne devrait pas se sentir aussi bien dans sa peau.

March 11

visions

Mardi 11 mars 2008 19h43

Me relever

 

J’étais assis, caressé par la brise du matin et j’observais les oiseaux qui passaient.

Ô combien chantent-ils si bien ces oiseaux ; Ô combien j’aurais aimé voler comme eux.

Et j’essaie, j’essaie et j’essaie. Mais il me faut me relever, me nettoyer et recommencer.

 

J’étais assis sous le soleil du midi et je me demandais d’où me viendrait ma pitance de ce jour.

Après avoir si durement travaillé, même pas un petit morceau de pain dans mon assiette.

Et pourtant j’essaie, j’essaie et j’essaie. Mais il me faut me relever, me nettoyer et recommencer.

 

J’étais assis et j’observais le crépuscule du soir avec les mêmes oiseaux passant devant moi.

J’étais assis et je réfléchissais en me demandant quand est ce que je prendrai mon envol.

Car j’essaie, j’essaie et j’essaie. Mais il me faut me relever, me nettoyer et recommencer.

 

Si longtemps avant que je ne comprenne que je perdais mon temps.

Si longtemps avant que je  ne comprenne que je me détruisais.

Mais il me faut me relever, me nettoyer et recommencer.

 

 

NB: Ce texte est une traduction personnelle de la chanson "PICK MYSELF UP" du jamaicain PETER TOSH.

Pour la version originale en anglais de cette chanson, voir le lien suivant (à copier-coller svp):

http://www.geocities.com/RainForest/Andes/3454/petertosh/pickmyselfup.html

 

March 07

FRANCE: ECOLES DE COMMERCE

Vendredi 07 mars 2008  21H 20

Ecoles de commerce ou écoles d’alcoolisme ?

Un reportage de la fameuse émission de la chaîne française France 2 « envoyé spécial » qui passe tous les jeudis, a été consacré au phénomène de l’alcoolisme dans un milieu qu’on n’aurait pas imaginé aussi atteint.

On retiendra de ce reportage que dans les écoles de commerce, ces « hauts lieux de formation de l’élite », on passe manifestement beaucoup de temps sinon même plus de temps à boire qu’à étudier.

Le témoignage d’une directrice pédagogique de l’une de ces écoles affirmant rencontrer certains matins des étudiants puant l’alcool est assez poignant sur la gravité de la situation.

Êtes-vous surpris de savoir que les étudiants de ces soi disant prestigieuses écoles ne sont rien d’autres que des « pochetrons » n’ayant pas plus de jugeote que n’importe quel clochard que vous croiserez dans la rue ?

Personnellement, je ne suis pas du tout surpris de cette situation.

Parce que ces écoles ressemblent à tout sauf à des lieux de savoir. Pour y entrer, mieux que les connaissances, il faut disposer de beaucoup d’argent  : en moyenne 5000 euros pour une année universitaire. Quant on sait qu’une formation peut durer jusqu’à 3,4 voire 5 ans, faites vous-même le calcul sans compter les autres frais qu’engendre forcément une vie universitaire. Ces étudiants savent  qu’ils sont des privilégiés et on ne manque pas de le leur faire savoir. Leurs parents ayant déjà payé cher pour leur permettre d’accéder à ces écoles, ils ne se voient plus en train de faire d’autres efforts particuliers. Ils attendent tranquillement que leurs diplômes leur soient délivrés et que leur insertion professionnelle se fasse sans heurts, étant donné que ces écoles ont souvent à tort ou à raison une très bonne réputation. N’ayant strictement rien à faire à part des actes de présence, il ne reste plus qu’à trouver de quoi à occuper leur oisiveté. Et cela se fait souvent avec la complicité des responsables de ces établissements qui inventent n’importe quel prétexte pour permettre à leurs poulains de « s’éclater ». Le résultat est là et il est fort inquiétant.

Voilà ce à quoi en arrive une société  quand elle met l’argent au dessus de tout.

VISIONS

Jeudi 06 mars 2008 02h08

Visions

Je ne crois pas au hasard.

Je crois au courage et en la détermination.

Je crois en la persévérance qui permet de construire « pierre après pierre » une vie.

Le courage et la détermination doivent être au cœur de ma vie ce qui ne doit pas être confondu avec l’acharnement et l’obstination déraisonnée.  Est-il possible de transformer de la boue en or ? Peut-être oui au terme d’une alchimie assez pointue, tout étant une question de molécules en fin de compte diront les scientifiques.

 Cependant, l’objectif d’une vie ne doit pas être de faire des miracles tout le temps mais des choses simples et légitimes. Il faut savoir tirer les conséquences d’un échec et ne pas courir après du vent.

On peut avoir une idée claire et précise de ce que l’on est et de ce que l’on veut. Mais l’image que les autres ont de vous est rarement celle que vous pensez de vous-même.  «  L’enfer c’est les autres » disait un philosophe.

Pourtant, chacun de nous a besoin de l’autre car nul ne peut se passer indéfiniment de la société. Ainsi, comme le temps, l’autre peut devenir tantôt un allié  tantôt un ennemi. C’est cette dialectique qu’il nous faut avoir à l’esprit à tout moment.

 La vie est belle mais elle contient beaucoup d’horreurs. Savoir séparer le bon grain de l’ivraie, réussir à déjouer tous les pièges, voilà le travail quotidien de celui que les Anglo-saxons appelleraient le « winner ».

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